Le temps, un écrin fugace pour faire briller nos talents, tant qu’il est encore temps

le temps passeChaque année passe, 2015 est parti, nous voici déjà en 2016 :

  • chaque seconde défile, inutile de vouloir l’attraper, elle est déjà passée,
  • chaque heure s’égrène, nous voilà déjà tout à l’heure,
  • chaque jour se déroule, et nous voilà encore et toujours aujourd’hui

Bizarre comme le temps passe et paradoxalement comme il dure si longtemps. Nous serons toujours dans le temps à cet instant du temps présent.

Nous n’avons pourtant pas de prise sur le temps, pas plus que nous n’en avons sur tant de choses qui nous entourent.

Nous pouvons toujours pester, renâcler, gesticuler, rien n’y fait. La réalité est toute simple, elle se produit à son gré et nous n’y pouvons vraiment rien, ou tellement peu de chose mais quand même lorsqu’il s’agit juste de nous.

Tout ce que nous pourrions faire, bien souvent, serait de bêtement laisser faire.

Sinon, c’est une prise de tête qui nous étreint. La lumière aplatit les figures et écrase l’ombre tapie au fond de nos êtres. Notre impuissance nous fait tressaillir, la frustration nous secoue, la colère monte et finit par gronder, de l’intérieur souvent parce qu’il n’est pas très poli de l’infliger aux autres.

Les autres, toujours les autres, parce que la bonne éducation nous impose des limites de bienséance à notre liberté, pour ne pas enfreindre celle des autres. Alors, c’est bête, l’animal primaire se retrouve en camisole sous ses filets. Il s’écrase, se déchire en attendant que l’implosion se produise un jour ou l’autre.

Le corps finit toujours par se manifester, il tombe malade, il tombe en dépression, les crises épileptiques ou les crises d’angoisse crient à tue-tête qu’il a besoin d’air, d’espace salvateur. Le corps tente de briser les chaînes qui l’enserrent.

Ramener les pieds sur terre. Retrouver de l’humilité. Abandonner la quête du pouvoir. Restaurer sa curiosité. S’émerveiller de découvrir et d’apprendre. Observer et créer des images, des idées. Accomplir quelques maigres projets. Se reposer sur soi et suivre ses instincts. Donner un peu, ce qu’on peut, et oublier l’attente, l’attente d’un jour meilleur, l’attente d’un retour, l’attente d’une maîtrise illusoire, l’attente d’un avenir incertain.

L’attente est trop longue et nous prive du temps qui passe. Chaque seconde est l’occasion d’admirer, d’apprécier, de tenter de faire briller nos talents. Utilisons nos capacités, notre pouvoir sur nous même pour nous risquer, expérimenter, faire quelque chose en conscience même si ce n’est que flemmarder. Alors là, nous pourrons nous féliciter, nous satisfaire de nos courages et de nos efforts, nous affirmer pour ce que nous sommes nous.

2016, une nouvelle année, un nouvel écrin pour faire briller nos talents, profitons-en, ne laissons pas le temps filer.

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